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Aperçu de l'arrêt

ORDONNANCE N° 9 du 05/11/2020

 

CONSEIL D'ETAT

 

IRRECEVABILITE

REQUETE N° 2020-020 REP DU 06 FEVRIER 2020

 

ORDONNANCE N° 9

OURIGBALE GNAZALE BAYARD ET AUTRES C/ PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

AU NOM DU PEUPLE IVOIRIEN

 

 

MONSIEUR ZUNON SERI ALAIN STANISLAS, PRESIDENT

 

CONSEIL D'ETAT

     

 

 

LA JURIDICTION PRESIDENTIELLE,
                                     

Nous,         ZUNON Séri Alain Stanislas, Président de la Quatrième Chambre du Conseil d’Etat ;

Vu     la requête, enregistrée le 06 février 2020 au Secrétariat Général de la Cour Suprême, sous le n° 2020-020 REP, par laquelle messieurs OURIGBALE Gnazalé Bayard, ZONDELEHE Soro, HALA Okaly, KAPO Obou Justin, BOTI Koudou, KOUAKOU Yao Pascal, KOUAKOU N’guessan Martin, KOUZARO Yahi Alexandre, TETCHI Kouamé, ORO Hubert Gauze, YAPI Achi et mesdames DATRO Djigonhonon Thérèse Martine, DIABAKATE Fatoumata, BOTIN Bonebe Marie Solange épouse GUEDE, SERY Zokouhi Rose sollicitent, du Conseil d’Etat,l’annulationdu décret n° 2011-93/2 du 13 mai 2011 du Président de la République mettant fin aux fonctions de membres du Conseil Economique et Social ;

Vu     la décision attaquée ;

Vu       les autres pièces du dossier ;

Vu       la loi n° 2018-978 du 27 décembre 2018 déterminant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil d’Etat ; 

           Considérant que, par décret n° 2001-683 du 30 octobre 2001, le Président de la République a désigné, entre autres, comme membres du Conseil   Economique   et   Social   messieurs   OURIGBALE   Gnazalé    Bayard,
ZONDELEHE Soro, HALA Okaly, KAPO Obou Justin, BOTI Koudou, KOUAKOU Yao Pascal, KOUAKOU N’guessan Martin, KOUZARO Yahi Alexandre, TETCHI Kouamé, ORO Hubert Gauze, YAPI Achi et mesdames DATRO Djigonhonon Thérèse Martine, DIABAKATE Fatoumata, BOTIN Bonebe Marie Solange épouse GUEDE, SERY Zokouhi Rose ; que, par un autre décret n° 2011-93/2 du 13 mai 2011,  le Président de la République a mis fin à leurs fonctions ;

           Qu’estimant illégal le décret de 2011 susvisé, messieurs OURIGBALE Gnazalé Bayard, ZONDELEHE Soro, HALA Okaly, KAPO Obou Justin, BOTI Koudou, KOUAKOU Yao Pascal, KOUAKOU N’guessan Martin, KOUZARO Yahi Alexandre, TETCHI Kouamé, ORO Hubert Gauze, YAPI Achi et mesdames DATRO Djigonhonon Thérèse Martine, DIABAKATE Fatoumata, BOTIN Bonebe Marie Solange épouse GUEDE, SERY Zokouhi Rose ont saisi le Conseil d’Etat aux fins de son annulation et, par voie de conséquence, la condamnation de l’Etat de Côte d’Ivoire à payer à chacun d’eux la somme de quarante neuf millions huit cent quatre-vingt-quatorze mille francs CFA (49 894 000 FCFA), représentant 43 mois de traitement et d’allocation CES qu’ils auraient dû percevoir, après leur recours gracieux du 29 août 2019 resté sans suite ;

           Considérant qu’aux termes de l’article 59 alinéa 3 de la loi sur le Conseil d’Etat « … lorsqu’il apparaît, au vu de la requête, que la solution est d’ores et déjà certaine, le Président du Conseil d’Etat, le Président de la Section du Contentieux ou le Président de la Chambre saisie peut, par ordonnance

- donner acte des désistements ;
-  rejeter les requêtes ne relevant pas de la compétence des juridictions administratives ;
-  constater qu’il n’y a pas lieu de statuer, notamment sur une requête sans objet ;
- rejeter les requêtes manifestement irrecevables. » ;

           Considérant qu’aux termes de l’article 55 de la loi sur le Conseil d’Etat « le recours devant le Conseil d’Etat est introduit dans le délai de deux mois à compter :

a) soit de la notification du rejet total ou partiel du recours administratif

b) soit de l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article 54 … » ;

           Considérant que monsieur OURIGBALE Gnazalé Bayard et autres ont saisi le Conseil d’Etat le 06 février 2020 après leur recours gracieux du 29 août 2019 demeuré sans suite, soit plus de 2 mois après l’expiration du délai de deux mois prévu par la loi sur le Conseil d’Etat ; qu’ainsi, sa requête intervenue au-delà de ce délai est tardive et doit être déclarée irrecevable ;

ORDONNONS :

Article 1er : la requête n° 2020-020 REP du 06 février 2020  de monsieur OURIGBALE Gnazalé Bayard et autres est irrecevable ;

Article 2 :     les frais, fixés à la somme de deux cent mille (200 000) francs CFA, sontmis à la charge de messieurs OURIGBALE Gnazalé Bayard, ZONDELEHE Soro, HALA Okaly, KAPO Obou Justin, BOTI Koudou, KOUAKOU Yao Pascal, KOUAKOU N’guessan Martin, KOUZARO Yahi Alexandre, TETCHI Kouamé, ORO Hubert Gauze, YAPI Achi et mesdames DATRO Djigonhonon Thérèse Martine, DIABAKATE Fatoumata, BOTIN Bonebe Marie Solange épouse GUEDE, SERY Zokouhi Rose ;

Article 3 :      une expédition de la présente ordonnance sera transmise au Procureur Général près le Conseil d’Etat et au Président de la République.

                                                                                                                                             Donnée en notre Cabinet le 05 novembre 2020

                                                                                                                                                                    ZUNON Séri Alain Stanislas