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Aperçu de l'arrêt

ORDONNANCE N° 10 du 10/11/2020

 

CONSEIL D'ETAT

 

IRRECEVABILITE

REQUETE N° 2018-158 REP DU 22 MAI 2018

 

ORDONNANCE N° 10

COMITE DE COLLECTIVITE SIDECI LEM 3 YOPOUGON C/ CONSERVATEUR DE LA PROPRIETE FONCIERE ET DES HYPOTHEQUES DE YOPOUGON 2

 

AU NOM DU PEUPLE IVOIRIEN

 

 

MONSIEUR ZUNON SERI ALAIN STANISLAS, PRESIDENT

 

CONSEIL D'ETAT

     

 

 

LA JURIDICTION PRESIDENTIELLE,
                                     

Nous,         ZUNON Séri Alain Stanislas, Président de la Quatrième Chambre du Conseil d’Etat ;

Vu      la requête, enregistrée le 22 mai 2018 au Secrétariat Général de la Cour Suprême, sous le n° 2018-158 REP, par laquelle le Comité de Collectivité SIDECI LEM 3 Yopougon représenté par messieurs TOURE Seydou, président dudit comité et BOBRE Ambroise, secrétaire général adjoint, sollicitent, de  la Chambre Administrative de la Cour Suprême, l’annulation pour excès de pouvoir du certificat de propriété foncière n° 18000612 délivré le 16 mai 2013 à la SCI Roxane par le Conservateur de la Propriété Foncière et des Hypothèques de Yopougon 2 ;

Vu      l’acte attaqué ;

Vu      la loi n° 94-440 du 16 août 1994 déterminant la composition, l’organisation, les attributions et le fonctionnement de la Cour Suprême modifiée et complétée par la loi n° 97-243 du 25 avril 1997 ;

Vu      la loi n° 2018-978 du 27 décembre 2018 déterminant les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil d’Etat ; 

          Considérant que la SICOGI a réservé, dans la réalisation de l’opération immobilière SICOGI 11 LEM 3, un espace vert sur l’îlot n° 58 ;

            Considérant que le Comité de Collectivité SIDECI LEM 3 Yopougon a découvert que cet îlot a été attribué à la SCI Roxane selon le certificat de propriété foncière n° 18000612, à elle délivrée, le 16 mai 2013, par le Conservateur de la Propriété Foncière et des Hypothèques de Yopougon 2 ;

            Qu’estimant ce certificat illégal, le Comité de Collectivité SIDECI LEM 3 a, par requête n° 2018-158 du 22 mai 2018, saisi, la Chambre Administrative de la Cour Suprême, après un recours gracieux du 14 mai 2018 demeuré sans suite ;

            Considérant que, lorsqu’il apparait, au vu de la requête, que la solution est d’ores et déjà certaine, le Président de la Chambre Administrative ou le Président de la Chambre saisie peut, par ordonnance, décider de rejeter, le recours pour excès de pouvoir porté devant son office ;

            Considérant qu’il résulte de l’article 60 de la loi sur la Cour Suprême que « le recours devant la Chambre Administrative doit être introduit dans le délai de 02 mois, soit de la notification du rejet total ou partiel du recours administratif, soit à l’expiration du délai prévu à l’article 59 » lequel est de 04 mois ;

            Considérant qu’en introduisant son recours juridictionnel devant la Chambre Administrative le 22 mai 2018, à la suite du recours gracieux du 14 mai 2018, le requérant a méconnu le délai prescrit par l’article 60 de la Cour Suprême qui, au regard du silence gardé par l’administration doit courir à compter du 15 septembre 2018 ; qu’il s’ensuit que sa requête introduite le 22 mai 2018 est irrecevable comme prématurée ;

ORDONNONS

Article 1er :  la requête n° 2018-158 REP du 22 mai 2018 du Comité de Collectivité SIDECI LEM 3 Yopougon est irrecevable ;

Article 2 :     les frais de l’instance, fixés à 200 000 francs, sont mis à la charge du requérant ;

Article 3 :     une expédition de la présente ordonnance sera transmise au Procureur Général près le Conseil d’Etat et au Conservateur de la Propriété Foncière et des Hypothèques de Yopougon 2.  

                                                                                                                                             Donnée en notre cabinet le 10 novembre 2020

                                                                                                                                                                  ZUNON Seri Alain Stanislas